Les autres types d'offrandes sont des oblations de farine mélangée avec de l'huile puis brûlée sous l'autel, ainsi que des libations de vin et aussi de l'encens. Les premiers pensent que les textes de la Torah plongent leurs racines dans des textes rédigés à la fin de l'âge du bronze récent (période de l'Exode selon eux) et défendent en général une datation haute des autres parties de la Bible, ce qui fait que ces textes sont jugés comme fiables pour reconstruire l'histoire des anciens Israélites[13]. Le roi Jéhu d'Israël aux pieds de Salmanazar III d'Assyrie, c. 825 av. Carte Originale provenant dun Atlas de la Bible publié en 1910. Dans les faits, la tribu a peut-être eu une importance durant la période pré-monarchique, mais elle n'a pas de rôle important à l'époque monarchique et n'est ressuscitée qu'à l'époque post-exilique pour des raisons idéologiques, sans grande incidence sociale[50]. L'autre aspect de la royauté mis en valeur est le fait que le roi soit le juge suprême du royaume, comme l'illustre la figure de Salomon, le roi sage. Elle nous dit ce que pensaient les rédacteurs du texte, pas forcément l'avis de la majorité des populations des territoires d'Israël, Juda ou Samarie. Le respect de l'Alliance entre Dieu et son peuple est central, ainsi que la centralisation du culte à Jérusalem et la lutte contre l'idolâtrie. Elle est attestée par de nombreux textes de la période achéménide[85]. Les messages rapportés par les prophètes de Yahweh de l'époque monarchique ont deux motivations majeures à destination du roi : faire en sorte qu'il vénère seulement Yahweh[196], et qu'il prenne soin du peuple, en particulier des plus démunis (la veuve et l'orphelin)[197]. Taille apprx: 21 x 27 cm / 8.26 x 10.62 inches. Plusieurs rituels proscrits et dénigrés dans la Bible présentent des parallèles avec ceux des autres religions ouest-sémitiques, qui font penser qu'ils ont un ancrage populaire fort. Pour un achat en magasin, merci de vérifier la disponibilité de cet article avec votre libraire CLC le plus proche. ; certaines prières sont de type pénitentiel[187]. Celui-ci dispose d'assistants, et dirige un ensemble de prêtres subalternes chargés de l'exécution des rituels courants. Ce serait notamment le cas des premières versions des livres de la Torah (en particulier l'Exode et le Deutéronome), datables plus précisément du règne de Josias (640-609). La Bible hébraïque (ou Tanakh) est un ensemble composite de textes de natures différentes, compilés entre le VIIIe siècle[1] et le IIe siècle, dont la canonisation se déroule en plusieurs étapes à partir du Ve siècle[2]. Dans les faits, il apparaît que la Loi n'est pas immuable, des principes évoqués dans un livre biblique pouvant se trouver en contradiction avec ceux énoncés dans un autre. Le lévirat semble avoir été pratiqué : si le mari meurt sans descendance, sa veuve s'unit à son frère[123]. Ils sont coupés par plusieurs failles (d'orientation généralement NNO-SSE), dont les plus importantes sont la vallée de Jezreel et celle de Beer-Sheva. En fait même en dehors de l'Israël antique il n'est pas aisé de définir un groupe ethnique pour une période antique, en général l'élément linguistique étant le plus pris en compte. Cette campagne, du fait de son statut de seul événement majeur connu pour une période cruciale, a suscité beaucoup de débats et s'est vue attribuer diverses incidences politiques et phases de destructions de sites archéologiques, sans consensus faute de documentation suffisamment variée et d'une datation assurée[57]. Le contrôle des routes du nord, en direction de la Phénicie et de la Syrie, fut donc un objectif pour les rois d'Israël. D'autres bâtiments servent sans doute de garnisons à des troupes. De telles tombes ont par exemple été découvertes à Jérusalem dans le quartier de Mamilla, sur le site du Ketef Hinnom et au nord de la porte de Damas. Si oui, les grandes lignes de la trame historique donnée par le texte biblique sont jugées relativement fiables, on envisage deux États bien implantés et souvent partenaires, tout en reconnaissant que l'État du Nord est plus riche et puissant que celui du Sud (ce sur quoi les découvertes archéologiques sont sans ambiguïté)[62]. Lieux indiqués sur la carte. Cette opposition est évidemment très schématique, dans les faits les positions sont souvent plus nuancées même s'il y a des oppositions entre ceux qui sont moins sceptiques (William G. Dever, Amihai Mazar, etc.) et centralisé autour du seul Temple de Jérusalem, cette entreprise ayant un aspect politique manifeste. Le calendrier liturgique des anciens Israélites est marqué par plusieurs jours sacrés qui étaient en principe chômés et voient l'exécution de rituels spécifiques. Les deux royaumes sont donc devenus des vassaux de l'Assyrie[66]. Les tombes attestées dans le sud du Levant durant l'âge du fer sont de différents types. C'est l'existence de la monarchie unique qui est en débat, avant tout sur la base de l'interprétation des résultats de fouilles archéologiques[53] : Quoi qu'il en soit de la monarchie unifiée, la seconde moitié du Xe siècle voit l'émergence de deux États dans l'arrière-pays palestinien : le royaume d'Israël au nord, et le royaume de Juda au sud. En tout état de cause, même pour la période post-exilique qui passe souvent pour marquer la fin de l'idolâtrie et de l'adoration d'images, les textes bibliques comme les trouvailles archéologiques indiquent que la diversité de pratiques et de croyances continue aussi bien à Juda que dans les communautés de la diaspora[156]. Les axes majeurs des échanges à longue distance (la « Route de la mer » à l'ouest et la « Route du Roi » à l'est) évitent les royaumes d'Israël et de Juda, mais ceux-ci ont pu à plusieurs reprises tirer profit de la proximité de ces voies[28]. La diaspora judéenne est également constituée de personnes parties en Égypte, notamment de mercenaires établis dans des garnisons comme celle d’Éléphantine qui a livré une documentation importante pour la période achéménide (voir plus bas)[86]. Contenu publié le 4 septembre 2010, modifié le 9 octobre 2017. Plus au sud, les plateaux des pays de Samarie et de Juda, les « hautes terres », sont moins élevés. La terminologie biblique en matière de peuples reflète plus un idéal qu'une réalité, et en particulier un projet de différenciation élaboré durant la période post-exilique. Si on suit le récit biblique, après la mort de Manassé son fils Amon lui succède sur le trône de Juda, avant d'être tué lors d'un coup d'État, qui se révèle infructueux puisque le peuple de Juda aurait soutenu le successeur légitime d'Amon, son jeune fils Josias (c. 640-609), qui monte alors sur le trône. 20, 13). Nabuchodonosor confie alors le trône de Juda à Sédécias, un autre fils de Josias[78]. L'organisation militaire des royaumes d'Israël et de Juda repose sur un ensemble de forteresses disséminées sur le territoire, comme celle d'Arad dans le Néguev, fort quadrangulaire d'une cinquantaine de mètres de côté aux murs à casemates épais juché sur une colline, dont les ostraca éclairent un peu la vie de la garnison qui y était stationnée, gardant la frontière entre Juda et Édom[110]. Ils mettent aussi en avant la « Loi », comportant en particulier divers principes identitaires dont l'interdiction de l'union entre Juifs et non-Juives[97]. Au VIIe – VIe siècle, on a trouvé un nombre important de poids dans les grandes villes de Juda (Jérusalem, Lakish, Arad). L'amulette trouvée à Ketef Hinnom et datant du Premier Temple est généralement considérée comme le plus ancien extrait biblique retrouvé. Cette politique est progressivement couronnée de succès à Juda, mais comme cela a été mentionné plus haut, elle se heurte à la résistance des Samaritains à l'hégémonie du Temple de Jérusalem. Ce fut avant tout le cas des documents cunéiformes (tablettes et inscriptions royales) exhumés en Assyrie et en Babylonie, qui ont apporté des informations complémentaires sur l'histoire des conflits entre ces pays et Israël et Juda, sur l'Exil des Judéens à Babylone, mais aussi des parallèles littéraires avec de nombreux passages de la Bible hébraïque (le Déluge, les textes historiographiques, législatifs, les sagesses). Ils avaient été établis dans des villages de cette région, mais aussi de celle de Nippur, dans le cadre de projets de mise en culture de nouvelles terres. Dans un contexte d'absence d'entité politique israélite, on admet que la religion yahwiste (autour du Temple de Jérusalem) est un facteur identitaire essentiel, avec la composition du corpus biblique. L'élevage est également caractérisé par l'opposition entre des petits troupeaux dépendant des maisonnées et gardés collectivement, et les grands troupeaux des plus riches, surtout ceux de la couronne. Les fouilles archéologiques sur les sites du Moyen-Orient ont fourni depuis le milieu du XIXe siècle de nombreuses inscriptions sur différents supports permettant d'éclairer les textes bibliques[20]. Le premier système est basé sur le sicle (šeqel). Ces récits sont considérés par la majorité des historiens étudiant les origines d'Israël comme une sorte de « saga nationale[37] », qui au maximum reposerait sur des personnes ou des événements ayant un lointain rapport avec la description qu'en ont donnée les scribes qui ont rédigé - bien plus tard - les textes bibliques. La particularité des dieux nationaux et leur lien avec les destinées de leur peuple semble avoir été proche en particulier au sud du Levant, comme l'attestent les exemples des peuples voisins d'Israël et de Juda (le dieu Kemoch à Moab, Qôs à Edom, etc.[173]). Mais elle reste faiblement peuplée, et ne connaît un nouvel essor que durant la période hellénistique[88]. Ces textes sont très divers. On ne connaît pas de cas de femmes prêtres dans l'Israël antique comme il s'en trouve à Ugarit ; le Livre de l'Exode en mentionne seulement certaines qui ont un rôle indéterminé et ne peuvent franchir la porte du sanctuaire, sans doute pour des raisons d'impureté. J.-C. se sont accompagnées de débats sur les modalités de l'apparition de cette entité[47]. ), T. Römer, « Naissance de la Bible », dans, « La constitution d'un canon humaniste », entretien avec A. de Pury dans, Mise au point utile avec bibliographie des principaux sites fouillés dans. Celle-ci présente les Israélites comme descendants d'une même famille, divisés en douze tribus indépendantes puis fédérés en un royaume unifié qui se scinde ultérieurement. Il y a eu un problème lors du chargement de la vidéo. Dans la zone semi-aride elles sont plus faibles, entre 400 et 600 mm voire moins. Elle se décline en plusieurs éditions, dont une traduction en grec (la Septante) qui ne s'achève pas avant le début de l'ère chrétienne[3]. Cette tendance se poursuit après la fondation de l’État d'Israël sous l'impulsion de chercheurs locaux, en particulier Y. Yadin. À la mort de Teglath-Phalasar en 725, il décide de ne plus verser de tribut aux Assyriens, apparemment assuré du soutien des Égyptiens. L'éventualité d'une influence de la religion perse sur certains écrits bibliques de la période est également en débat[95]. En revanche la situation interne de Juda semble plus stable, permettant au roi Achaz d'être plus ambitieux que ses prédécesseurs en initiant des conflits contre Damas et Israël. Les récits relatifs aux implications des rois de Juda dans le commerce international sont absents de la Bible, mais le développement de sa partie méridionale durant le VIIe siècle pourrait être lié à une plus grande intégration dans les échanges à longue distance, en direction de la côte mais aussi des cités de l'Arabie du Sud[146]. Les déportations assyriennes n'ont pas provoqué de saignée dans la mesure où elles ont été au moins partiellement compensées par l'arrivée de déportés d'autres régions, notamment de Babylonie (Babylone, Kutha) ou de Syrie (Hamath) selon ce que rapporte le Second Livre des Rois ; il en ressort donc une société pluriethnique donc plus hétérogène, ce qui était censé prévenir les risques de révolte (avec succès dans ce cas-là). Vers la fin de l'époque perse, cette dernière serait remontée (45 000 habitants, dont pas plus de 3 000 à Jérusalem). Ce mot dérive de la racine signifiant « passer », et semble lié à une situation sociale faible et instable. L'un des sanctuaires les mieux connus est celui de Tel Dan (IXe – VIIIe siècle), organisé autour d'une plate-forme servant d'autel. Ces informations sont destinées à la Société d’Edition de Revues, qui édite Christus.Elles sont enregistrées dans notre fichier clients à des fins de traitement de votre abonnement et afin de vous envoyer les newsletters des sites des revues de la SER (Etudes, Christus et Vers Dimanche).Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978 modifiée, elles … Au sud, l'Égypte n'est plus en mesure d'intervenir hors de ses frontières de façon durable, tandis qu'au nord, dans la Syrie actuelle, domine un ensemble de royaumes araméens, dont le plus puissant est celui de Damas, le voisin septentrional d'Israël[59]. Le site de Lakish est ainsi dominé par un bâtiment de type palatial et ses dépendances, servant manifestement pour le gouverneur local et ses services. Kitchen, Alan R. Millard), ou à l'inverse celles rejetant une majeure partie de son contenu en le reléguant au statut de fable (Thomas L. Thompson, Niels Peter Lemche), sont défendues par un nombre limité de chercheurs[18]. Il est même utilisé dans des textes bibliques à partir du début du IVe siècle (Livre d'Esdras, dont des passages sont écrits en araméen d'empire)[208]. Parmi les sites majeurs qui ont fait l'objet de nombreuses fouilles et sont souvent toujours explorés figurent Megiddo, Hazor, Gezer, Samarie, Tel Arad, Lakish, et évidemment Jérusalem, qui pose des problèmes spécifiques en raison de l'impossibilité de fouiller les zones sacrées qui doivent recouvrir les monuments majeurs de l'époque monarchique (dont le Temple) et d'une chronologie complexe et débattue. Ces documents les montrent en train de se livrer à des affaires diverses comme le font les autres habitants de la région, témoignage de leur intégration dans cette région. Mais il n'y a pas pour autant de tentative d'« assyrianisation » culturelle de la région[71]. Territoire gouverné par Hérode Archélaüs, puis par le gouverneur romain Ponce Pilate, LA BIBLE. Ces contrastes topographiques conduisent à des zones climatiques assez différentes malgré leur proximité géographique. Selon la vision traditionnelle mise en avant par W. F. Albright, les Israélites vénéreraient uniquement leur dieu national Yahweh depuis la période de Moïse. Pour certains il n'y a pas vraiment d'arguments solides pour estimer que l'élément tribal ait jamais pesé dans la structure de la société israélite, étant donné qu'il est très effacé pour les périodes historiques. Selon les tendances « minimalistes », c'est sous le règne du premier que cette entité serait devenue un véritable État[69]. Et encore, comme il a été vu plus haut, leur rédaction, remaniement et compilation s'étalent sur près d'un millénaire. Il est déporté en Babylonie avec la famille royale, les hauts dignitaires et des artisans réputés. À l'époque achéménide, l'hébreu est supplanté par l'araméen dans les communautés de Palestine et de la diaspora, et l'usage de l'alphabet araméen se répand parallèlement, entraînant la disparition de l'alphabet paléo-hébraïque vers le Ve siècle. Au niveau de la communauté locale, les Anciens ont un rôle important, ainsi que les prêtres dans les affaires religieuses[118]. En tout état de cause, ils prennent place durant la phase de chute de l'Empire assyrien face aux Babyloniens et aux Mèdes, qui entraîne le retrait des forces assyriennes du Levant, où elles sont remplacées par le roi égyptien Psammétique, qui semble avoir laissé Josias tranquille (peut-être contre la reconnaissance de sa suprématie). Les populations dominées sont astreintes au versement d'un tribut régulier, à des corvées et à la fourniture de contingents militaires[113]. Mais on trouve des textes qui peuvent être qualifiés d'hymnes ou de poèmes dans plusieurs autres livres bibliques, comme le Livre de l'Exode, le Livre de Job ou les Prophètes[215]. Selon le récit biblique, alors que le roi a le projet de restaurer le temple de Yahweh à Jérusalem, on y découvre le « Livre de la Loi » qui révèle combien les pratiques du temps ne sont pas en accord avec les proclamations des ancêtres fondateurs (en particulier Moïse), ce qui incite Josias à procéder à une réforme religieuse radicale permettant un retour à l'ancien âge d'or. Quelques poids portent la mention de noms propres, peut-être la marque de leurs propriétaires ou de l’officiel chargé de garantir sa fiabilité. Juda (yĕhûdāh) désigne également le nom d’un royaume occupant les hautes terres méridionales autour de Jérusalem. Traduction du monde nouveau (édition d’étude), Partager