Le couple n'aura pas d'enfant. Tant dans le domine privé que public, l’Etat est devenu le « réparateur unique de toutes les misères » , s’occupant des questions qui jusque-là ne concernaient que les individus, telles que la santé, l’emploi ou la pauvreté. J’ai pensé que beaucoup se chargeraient d’annoncer les biens nouveaux que … Nous chercherons ainsi tout d’abord à comprendre en quoi la monarchie est préférable en tant que façon cohérente de gouverner un peuple dans le temps. (De la Démocratie en Amérique, vol II, quatrième partie, chapitre VI, 1840) Les associations politiques constituent donc, à cet égard, une force de résistance à l’oppression de la majorité, et non plus seulement contre le pouvoir de l’Etat. De fait, elles rétablissent un intermédiaire entre les individus isolés et l’Etat, permettant aux premiers de peser et de s’opposer à lui. L'analyse du professeur. Le site couvre ainsi les grandes traditions philosophiques, des présocratiques aux philosophes contemporains, tout en essayant d’apporter une lecture philosophique au champ culturel en général, qu’il s’agisse de cinéma, de littérature, de politique ou de musique. Tocqueville définit la démocratie non point comme une forme de gouvernement mais comme un état social caractérisé par \"l'égalité des conditions\". De fait, une association qui deviendrait majoritaire cesserait d’en être une. Il désigne cette tendance des individus, née de la destruction des liens de la hiérarchie qui les unissait dans les systèmes monarchiques, à se désintéresser de la grande société et à se replier sur la société restreinte. Tocqueville en fait un trait caractéristique des sociétés. De la démocratie en Amérique (Philosophie) (French Edition) [Tocqueville, Alexis de, Raynaud, Philippe] on Amazon.com. 18 Quizz de Philosophie gratuits : Testez-vous ! Les associations politiques, au contraire, « tirent les individus hors d’eux-mêmes » , luttent contre l’atomisation du collectif et leur permettent de participer à la vie publique. Tocqueville, de la démocratie en Amérique. Votre commentaire peut prendre un certain temps avant d’apparaître. Paradoxalement, c’est donc la démocratie, par l’intermédiaire des associations politiques, qui peut se sauver de l’individualisme, alors que c’est elle qui l’a fait naître. Dans ce cadre seulement peuvent s’exprimer les opinions réprimées par la majorité : l’association politique donne de la portée à la voix de celui qui est seul. Les hommes ne reçoivent point la vérité de leurs ennemis, et leurs amis ne la leur offrent guère ; c’est pour cela que je l’ai dite. Julien Josset, fondateur du site. C- Y a-t-il un remède à la maladie démocratique? plans philo à télécharger pour préparer examens & concours   > tous nos plans. De la démocratie en Amérique est le fruit d'un voyage que le tout jeune magistrat à Versailles, mis en position délicate par la révolution de 1830, en vertu de son appartenance à une famille légitimiste, entreprit, accompagné de son ami Gustave de Beaumont, en Amérique entre avril 1831 et mars 1832, avec pour projet initial d'enquêter sur l'administration des prisons. – Dans la seconde partie, le questionnement se déplace vers la protection des individus de l’Etat démocratique despotique. plans philo à télécharger pour préparer examens & concours > tous nos plans. Alexis-Henri-Charles Clérel, comte de Tocqueville, généralement appelé par convenance Alexis de Tocqueville, né à Paris le 29 juillet 1805, mort à Cannes le 16 avril 18591, est un philosophe politique, politiste, précurseur de la sociologie et homme politique français. Nous verrons ensuite dans quelle mesure cette cohérence administrative et politique ne suffit pas, et pourquoi la supériorité de la démocratie se situe dans sa capacité à former les hommes et à créer une dynamique sociale d’égalité et de progrès. Seul un libéralisme vigilant peut sauver la démocratie de sa tentation liberticide. FAQ | Tous les sujets | Aide aux devoirs en ligne | Partenaires : Eteech.com | Cyberprofs.comMAX colloque, by ERUDICIO | CASSIS musique, by ERUDICIO | nous contacter Cette citation de Churchill, loin d’être une boutade, signifie que la démocratie est un mode de gouvernement qui n’est pas exempt de défauts, mais dont les défauts, peut-être quantitativement les plus grands, sont globalement moins risqués dans leurs effets que ceux des autres régimes. La seconde permet l’émergence des premières, par l’établissement d’un régime de libertés étendu, comprenant la liberté d’association, de publication et d’expression. Autre motif « kantien » présent chez l’observateur de la démocratie américaine : les associations politiques favorisent l’usage critique de la raison. Deux idées-forces sont au cœur de la démocratie : légalité et la liberté. Il en analyse l'évolution, les bienfaits et les dangers, en s'appuyant surtout sur l'observation de la société américaine (De la démocratie en Amérique). La guérison de ces maux ne s’effectue pas depuis l’extérieur, mais par les tendances déjà présentes dans la démocratie. Sachez avant tout qu’il n’existe pas de réponse unique à cette question. En plus d’être un principe de changement social et politique, elles sont également un principe de stabilité. La tyrannie de la majorité Un autre danger que rencontre la démocratie réside pour Tocqueville dans la tyrannie de la majorité. En démocratie, la recherche de légalité prime sur celle de la liberté. Car elles introduisent, certes, des factions au sein de la société mais, en permettant à toutes les opinions de trouver un lieu d’expression, elles évitent l’organisation de complots ou de conspirations. Ainsi reclus dans leur sphère privée, les citoyens mettent directement en danger la démocratie, dont un des principes est la participation au pouvoir. Au point que l’Etat se transforme peu à peu en guide et en précepteur qui, « s’établit davantage tous les jours, à côté, autour, au-dessus de chaque individu pour l’assister, le conseiller et le contraindre » . La démocratie américaine, nous dit Tocqueville, est fondée sur l’absoluité de la souveraineté populaire. (citations de Tocqueville). Le principe fondateur de la philosophie est sans doute ainsi l’étonnement, qui provoque et suscite le questionnement. On se tromperait étrangement si l'on p… II- La démocratie comme despotisme doux –Tocqueville, De la democratie en Amerique. * Nous avons publié plus de 700 articles, tous cherchant directement ou indirectement à répondre à cette question. Essai de définition politique, Modifier les paramètres de confidentialité. Ces acquis définitifs seront mis a mal au XXème siècle, comme le montrera Herbert Marcuse dans l’Homme Unidimensionnel. Il est devenu banal d’évoquer le fait que « la démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres ». Faut-il entreprendre de tout vérifier ou au contraire y renoncer? Elles forment un réseau de contre-pouvoirs qui nourrissent la vie démocratique. Dans De la Démocratie en Amérique, Tocqueville met en garde ses contemporains qui pourraient être tentés de se libérer de la religion de leurs pères en même temps qu’ils adoptent la démocratie comme type de régime politique : ils auront d’autant plus besoin de celle-ci qu’elle représente un remède à l’individualisme et au matérialisme qui se développent dans la démocratie, comme dans aucun autre … Celle-ci est la source du pouvoir législatif, qui sexerce par le biais de représentants élus et renouvelés fréquemment. C’est pourquoi, afin que les minorités ne soient pas mises au pas, forcés au conformisme et à la bien-pensance, il faut ériger un obstacle à cette toute-puissance. Elle est la garante d’une liberté illimitée de pensée et d’expression, du respect du droit de cité pour la dissidence : elles empêchent la stigmatisation et le rejet des opinions considérées comme déviantes et de ceux qui les défendent. - 20 citations - Référence citations - Citations De la démocratie en Amérique (1835-1840) Sélection de 20 citations et proverbes sur le thème De la démocratie en Amérique (1835-1840) Découvrez un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase De la démocratie en Amérique (1835-1840) issus de livres, discours ou entretiens. (function(i,s,o,g,r,a,m){i['GoogleAnalyticsObject']=r;i[r]=i[r]||function(){(i[r].q=i[r].q||[]).push(arguments)},i[r].l=1*new Date();a=s.createElement(o),m=s.getElementsByTagName(o)[0];a.async=1;a.src=g;m.parentNode.insertBefore(a,m)})(window,document,'script','https://www.google-analytics.com/analytics.js','ga');ga('create','UA-86193990-1','auto');ga('send','pageview'); La démocratie américaine, nous dit Tocqueville, est fondée sur labsoluité de la souveraineté populaire. *FREE* shipping on qualifying offers. Ici encore, il est possible de considérer que les associations politiques constituent un rempart efficace contre l’abus de pouvoir étatique. Téléchargez notre application gratuite sur le Play Store. Tocqueville sinterroge sur ce qui peut constituer une véritable certitude. Le corollaire de cette incursion de l’Etat paternaliste, doté d’un « pouvoir immense et tutélaire » qui annihile toute possibilité d’action commune des individus, est la mise en minorité de la population qui perd l’usage de la volonté et de l’esprit. La-Philosophie.com aide les élèves de terminales dans la préparation du bac, les élèves de classes prépa dans celle de leur concours, ceux de fac dans leurs recherches, et enfin tous les curieux de sciences humaines à étancher leur soif de savoir. Quel type de certitude pourrait-on alors atteindre? Par conséquent, l’analyse tocquevillienne de la démocratie nous montre que les associations politiques représentent une unique solution à trois problèmes : contre l’individualisme, contre le despotisme doux de l’Etat et contre la tyrannie de la majorité. En effet, les libertés principielles qui fondent la démocratie doivent être mises en pratique, « vécues » par les citoyens pour qu’elles prennent un sens. C’est ce risque potentiel, inhérent à toute démocratie, qui explique l’ambivalence des jugements, à la fois enthousiastes et critiques, de Tocqueville. Son approche doit d’ailleurs beaucoup à la philosophie de Machiavel, dont elle se rapproche beaucoup. Elles rétablissent en cela une double verticalité du pouvoir : l’Etat ne « descend » plus uniquement vers les individus, mais ceux-ci « montent » vers lui. C’est pourquoi les associations, mais pas de tous type, endossent, ici aussi, le rôle de remédier à une tendance négative de la démocratie. Son approche est totalement originale, passant d’une philosophie normative qui prévalait chez les Classiques (Montesquieu, Rousseau ou les Grecs) à une approche descriptive et clinique de la démocratie. Publié en 1835, on trouve dans cet ouvrage des réflexions sur la nature et les dangers d’une démocratie, et une comparaison entre les systèmes politiques des … Dans cet extrait de De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville met en lumière les aspects de la démocratie et pense que ce régime politique peut ne pas être sécuritaire, et peut basculer dans une nouvelle forme de despotisme. Par conséquent, dans la perspective libérale, c’est l’individu que Tocqueville cherche à protéger, à la fois contre la masse des autres citoyens et contre les dérives de l’Etat paternaliste. Bien que la première phrase de cet extrait de De la Démocratie en Amérique, et il ne faut pas la rater, affirme que l’égalité introduise de grands biens, immédiatement, Tocqueville ne montre les dangers. Premier épisode, d'une série de quatre, d'une semaine consacrée aux États-Unis, retour sur l'oeuvre du philosophe politique Alexis de Tocqueville, auteur du célèbre " De la démocratie en Amérique ". Alexis de Tocqueville est la figure de proue du libéralisme en philosophie politique. Néanmoins, Tocqueville ne veut pas faire d’elles l’instance législative majeure de la démocratie : si elles « ont le pouvoir d’attaquer [la législation existante] et de formuler d’avance celle qui doit exister » , elles n’ont pas le pouvoir de légiférer. Etymologiquement, philosophie signifie amour de la sagesse. Tocqueville écrit ce livre suite à son voyage en Amérique, afin dexposer la nature et les particularités du mode de gouvernement de ce pays. L’opinion publique est le produit de la réflexion commune, mais « dès que [la majorité] est irrémédiablement prononcée, chacun se tait » , alors que se poursuivent les discussions au sein des ces institutions, ce qui rend l’activité politique permanente. L’association politique, elle, a toujours rapport à une cause publique. Or, cette majorité, que l’on pourrait qualifier de rationnelle et de légitime, possède une force de coercition sur les opinions minoritaires en les poussant à se plier à l’opinion dominante. Tocqueville à la découverte de la démocratie. Lorsqu'il publie son essai De la démocratie en Amérique (1835), Alexis de Tocqueville est l'héritier d'un principe vaincu : l'aristocratie. Elle recèle le risque du despotisme lorsque la passion de l'égalité conçue comme égalitarisme et non comme égalité en droit des personnes l'emporte sur le goût de la liberté. Ce remède contre le premier mal guettant la démocratie est l’association politique.Tocqueville la distingue de l’association civile, dont l’objet est différent. Qu'est ce qu'une société démocratique ? Sujet : Alexis de TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique Aperçu du corrigé : Alexis de TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique Corrigé de 2902 mots (soit 4 … Elles expriment par conséquent une lutte contre la grégarité démocratique et le mutisme de la raison. Ce document a été mis à jour le 20/02/2004 Ainsi née de la liberté, l’opinion publique la nie par la suite. Il est devenu banal d’évoquer le fait que « la démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres ». Alexis De Tocqueville, philosophe du XIXème siècle, est le penseur de la démocratie moderne, au sens de démocratie représentative (au contraire de démocratie directe) dans des Etats vastes et multi-culturels. Tocqueville établit une dialectique entre les associations et la démocratie. Fiche de 6 pages en culture générale & philosophie : De la démocratie en Amérique de A. Tocqueville. La conclusion de Tocqueville est claire. – Dans la première partie de De la démocratie en Amérique, Tocqueville considère l’opinion publique plus comme un moyen de coercition du peuple par le peuple que comme un garant de la rationalité et de la liberté. Il étudia la démocratie en Amérique, comprenant à la fois que l'avènement de ce régime politique est inéluctable mais que, en même temps, il … Le second mal qui menace la démocratie est en effet l’individualisme. Avant d’être une discipline d’étude, il s’agit avant tout d’une certaine manière de voir le monde, de le questionner. Cette dialectique des principes démocratiques fonde la possibilité dune auto-destruction du système démocratique tout entier. Le problème que pose ainsi cet auteur est celui de comprendre en quoi la démocratie serait véritablement équilibrée, et jusqu’à quel point cet équilibre est porteur d’une perfectibilité qui en fait la supériorité par rapport à toute autre pratique politique. Dans ce texte de De la démocratie en Amérique (1840), l’un des plus connus d’Alexis de Tocqueville, le philosophe libéral dessine les contours d’un monde où la démocratie rencontre le despotisme, pour s’y fondre, dans un mouvement qui apparaît rétrospectivement comme prophétique. Issu d'une famille aristocratique, Alexis de Tocqueville est surtout un défenseur de la liberté et un grand penseur de la démocratie et de ses limites. © ERUDICIO 2005 - 2021 | Philofacile.com est édité par ERUDICIO SARL | contact | service clients | mentions légales, Tocqueville ici soumis à notre étude, texte qui porte sur la comparaison entre la monarchie et la démocratie. la démocratie en amérique – Tocqueville (1), la démocratie en amérique – Tocqueville (2), Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. De la démocratie en Amérique (publié en deux livres, le premier le 23 janvier 1835, le second le 24 avril 1840) est un essai écrit en français par Alexis de Tocqueville sur les États-Unis des années 1830, dans lequel il décrit puis analyse le système politique américain, et expose les possibles dérives liberticides de la passion de l'égalité chez les Hommes. A- Définition de la "démocratie" B- Le vice interne de ce régime. Dans la Démocratie en Amérique, Tocqueville nous fait part des observations qu’il a pu faire lors de son voyage. adversaire de la démocratie que j’ai voulu être sincère envers elle. Elle peut se définir comme le rassemblement d’individus autour d’intérêts publics communs. Cette dialectique des principes démocratiques fonde la possibilité d’une auto-destruction du système démocratique tout entier. C’est précisément le rôle que sont censés remplir les associations politiques. En démocratie, la recherche de l’égalité prime sur celle de la liberté. En effet, la destruction des anciens corps intermédiaires, qui étaient caractéristiques des monarchies, a laissé l’individu seul et faible face à l’Etat. Contrairement au despotisme, la tyrannie démocratique n’est pas de nature corporelle, mais immatérielle : elle fait du déviant « un étranger ». Dans ce texte, Tocqueville se fait l’analyste des défauts de la démocratie, défauts qu’il connaît d’autant mieux qu’il en a proposé une analyse détaillée dans son livre La démocratie en Amérique, et qu’il a défendu l’idée, dans L’ancien régime et la révolution, que la transition démocratique en France s’est réalisée de façon trop abrupte et radicale pour espérer voir se mettre d’emblée en place un régime stable et porteur de progrès. C’est par la liberté qu’il faut lutter contre les dérives de la démocratie : « les Américains ont combattu par la liberté l’individualisme que l’égalité faisait naître, et ils l’ont vaincu ». De la démocratie en Amérique par Alexis de Tocqueville Membre de l’Institut Douzième édition, revue, corrigée et augmentée d’un Avertissement et d’un examen comparatif de la démocratie aux États-Unis et en Suisse Paris, janvier 2012 Institut Coppet www.institutcoppet.org Cette œuvre est diffusée sous licence Creative Commons Leur multiplication peut, en effet, provoquer une partition à l’infini de la souveraineté populaire, de telle sorte qu’il lui serait alors impossible de légiférer sur la base d’une majorité. […] Ce n'est pas seulement pour satisfaire une curiosité, d'ailleurs légitime, que j'ai examiné l'Amérique ; j'ai voulu y trouver des enseignements dont nous puissions profiter. « Il me paraît hors de doute que tôt ou tard nous arriverons, comme les Américains, à l'égalité presque complète des conditions. De la démocratie en Amérique (Philosophie) (French Edition) Les colonnes du site sont ouvertes aux contributions externes. Je ne conclus point de là que nous soyons appelés un jour à tirer nécessairement, d'un pareil état social, les conséquences politiques que les Américains en ont tirées. Alexis de Tocqueville, observateur et critique de la démocratie naissante aux Etats-Unis. La problématique au cœur de l’ouvrage De la Démocratie en Amérique est celle-ci : Comment le peuple peut-il se protéger de lui-même ? Propos sur la guerre, ou la fabrique d’une illusion – Tribune, Que nous apprend l’expérience du virus ? Par le fait qu’elles « [touchent] à chaque instant » l’anarchie, elles sont dangereuses pour la démocratie, mais en même temps elles sont ce qui lui permet de se maintenir et de se renforcer. Les associations ont donc pour mission de « normaliser » les libres penseurs. Elles sont en effet censées représenter la volonté « du plus grand nombre ». Quant à Tocqueville, il achève à grande peine, la rédaction du second tome de De la démocratie en Amérique en 1840 en des termes un tantinet prophétiques : Paradoxalement, la tyrannie de la majorité naît de l’espace public. C'est en 1835 qu'il publie ce texte De la démocratie en Amérique. D.S PHILOSOPHIE Pour Alexis de Tocqueville, la démocratie est fondé sur le principe de l'égalité. La démocratie politique découle directement d’une évolution irrémédiable de l’ensemble de la société et de ses valeurs : c’est un processus historique qu’il nomme « égalisation des conditions ». Une approche philosophique de la maladie, La Neuro-philosophie et le Transhumanisme, Créon, héros tragique: Une lecture philosophique du mythe grec, La philosophie de Heidegger: De l’étant à l’Etre, Qu’est-ce qu’un parti politique ? Ce deuxième type a trait aux affaires particulières des individus, notamment religieuses, commerciales ou morales, et non à une cause politique. Deux idées-forces sont au cœur de la démocratie : l’égalité et la liberté. De plus, la nécessité de son existence vient de ce qu’elle ne peut être tyrannique, puisqu’elle est toujours minoritaire, selon Tocqueville. Cependant, les associations politiques comportent un danger, celui de l’anarchie. Lors de son voyage aux Etats-Unis, il a pu décrire la démocratie naissante. Dans ce texte, Tocqueville se fait l’analyste des défauts de la démocratie, défauts qu’il connaît d’autant mieux qu’il en a proposé une analyse détaillée dans son livre. Pandémie : Est-ce venu l’ère du technicisme ? Indépendant, le site est maintenu par une équipe d'anciens étudiants en sciences humaines, aujourd'hui professeurs ou journalistes. Tocqueville observe que les trois principales menaces pesant sur le régime américain sont : la tyrannie de la majorité, l’individualisme et le despotisme étatique. De la démocratie en Amérique (1835-1840). En cela, Tocqueville s’inscrit dans la lignée de Kant, puisqu’il défend le principe de publicité. La démocratie ruinée par l’Etat-Providence : L’individualisme, si il n’est pas endigué par les associations politiques, autrement dit si les citoyens ne s’assemblent pas, surgit inéluctablement le despotisme bureaucratique, qui est le troisième et dernier mal engendré par la démocratie. Grâce à ce prétexte, il peut mettre à l’épreuve sa vision de la révolution démocratique. C’est d’une certaine manière le sens du texte de Tocqueville ici soumis à notre étude, texte qui porte sur la comparaison entre la monarchie et la démocratie. Tocqueville se voulait un moraliste. Alexis de Tocqueville est envoyé en 1831 aux États-Unis pour étudier le système pénitentiaire. Les champs obligatoires sont indiqués avec *. La modération des commentaires est activée. Peu après la publication de La Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville défie les conventions en épousant le 26 octobre 1835 sa maîtresse Mary Mottley, qu'il a rencontrée à Versailles.C'est une Anglaise sans fortune et de six années plus âgée que lui. En effet, la prolifération les associations civiles est nuisible car celles-ci détournent les citoyens des affaires publiques. À la lumière des événements révolutionnaires, il propose, avec l'Amérique comme point de départ, une analyse du principe vainqueur : la démocratie, qui est inséparablement gouvernement du peuple, société égalitaire et «esprit du temps». III- Mais c'est pourtant le moins mauvais des régimes –Philosophie politique moderne (17e) A- La nouvelle figure de la démocratie La démocratie minée par l’individualisme : Ce réveil de l’esprit, rendu possible par les associations politiques, est également un réveil de « l’esprit public » de la raison. L’opinion publique, résultat des discussions libres entre citoyens au sein de l’espace public, est en fait l’opinion de la majorité. Les personnes élues démocratiquement à la majorité peuvent imposer leurs décisions à la minorité. Celle-ci est la source du pouvoir législatif, qui s’exerce par le biais de représentants élus et renouvelés fréquemment. Il diagnostique les maux de la démocratie et tente d’entrevoir, à l’intérieur même du système existant, les remèdes qui peuvent les endiguer. Mais ce danger est contrecarré par leurs bienfaits. Philosophie Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique 1. Ce qui a provoqué, non seulement un renforcement, mais aussi l’extension de la puissance étatique. Cette tyrannie de la majorité provient de la souveraineté absolue du peuple, qui lui donne, croit-il, « le droit de tout faire » (citations de Tocqueville) , la croyance en son omnipotence. TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut s’adapter, sur un nouvel impératif politique – Barbara Stiegler, Baudrillard et la Société de consommation, Bac Philosophie 2020 : Notre guide des révisions. Le corrigé : Les notions…. Ensuite, philosopher consiste à argumenter de manière rationnelle sur son étonnement. Ce mal est d’origine démocratique, puisque l’égalité « brise la chaîne et met chaque anneau à part » . Dans cet extrait, Alexis de Tocqueville soulève une divergence de la démocratie. Le sujet de Philosophie sujet 3 : Texte de Tocqueville, "De la démocratie en Amérique" Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Depuis 2008, la-philosophie.com agit pour la diffusion de la tradition et des grandes pensées philosophiques. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. Mais ces premières renforcent la démocratie, ou plus exactement elles la réalisent. Conclusion sur l’analyse de la démocratie en Amérique : Télécharger La démocratie en Amérique de Tocqueville (format word, .doc) : Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Propulsé par WordPress - La-Philosophie.com - 2008-2020. Elles signifient alors une déconcentration du pouvoir et se substituent aux anciens corps intermédiaires naturels, représentés par la noblesse dans les systèmes monarchiques, seuls capables de résister au providentialisme étatique.

Consulat De France Missouri, Valeurs De La République Définition, Nom Des Vents Antillais, La Voix Chanteur, Hôtel 4 étoiles Bord De Mer, Restaurant Gastronomique Hérault, Pouding Rhubarbe Et Sirop D'érable, élevage Berger Hollandais, Concours Polytechnique 2020 2021, Recette Filet De Lieu Noir Au Curry - Marmiton,